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VIDÉO - FILM D’ANIMATION

"STRASBOURG/MONTRÉAL, INTER-URBAINS"
2003

Charles Billard

Ma démarche artistique récente s’oriente principalement autour du langage : ses nuances, sa complexité, ou alors son impossibilité à transmettre un message. En vidéo, cet intérêt s’est traduit par une installation montrant des extraits de mon apprentissage du japonais. En filmant ma main exécutant la pratique des caractères, je laisse délibérément le spectateur (non-japonais) face à un " non-message ". Celui-ci est repris dans mes livres d’artiste dans lesquels je colle des notes manuscrites, extraits de ma vie quotidienne.

Eric Bond

Inspiré par la confusion et les gestes intemporels, j’étudie ma propre démence. S’éclaircir par la vérité que les enfants font naître dans leurs conversations sacrées. Je me retrouve, parmi toutes les peurs qui m’accompagnent depuis l’enfance…comme celle du " bonhomme sept heures ", le fonctionnaire aux bras irrités ! Ces peurs me gardent à distance d’une vie banale. Mes bras s’allongent…vers la possibilité du secret de ma fin. Je marche vers tout instant qui puisse m’aider à comprendre…et de là…ma propre intensité.
Je conserve des compilations innombrables de rêves éveillés et des matériaux dits morts. Comme des cheveux et du sang, ceci pour rendre impossible la division entre ma propre personne et celle de mon œuvre. Il me faut trouver toutes les lignes " inexistables ". J’ai comme point de repère la mort et je lui donne tout. Je ne pense pas pouvoir en savoir davantage, mais je crois au destin qui m’emporte cette fois à Strasbourg pour vous découvrir.

Inter-Urbains_les artistes 2003
Eric Bond
Nelly Massera

L’homme s’adapte ou s’oppose en permanence aux nouvelles formes d’existence qui apparaissent autour de lui tout en restant dépendant, pour ses besoins vitaux, des règles édictées par la Nature. En cela, mon travail s’intéresse aux relations complexes qui naissent du passage ou des tensions entre cet état de progrès et celui lié à notre " primitivité " et par là tente de ré-interroger les questions de domination / respect et de conditionnement / choix.
Il prend forme par le biais d’objets ou d’images multiples, fixes ou en mouvements, qui confrontent alors différents éléments et niveaux de réalité et d’où il m’importe que, de façon interne ou par leur mise en commun dans l’espace, ils puissent créer de nouvelles relations et réacquièrent une essence les uns par rapport aux autres, ceci dans leurs " a-perfections ", leur étrangeté, leurs décalages ou leurs similitudes.

Nelly Massera
Nelly Massera
Christian Nicolas

Histoires courtes et anecdotiques, souvenirs fantasmés et autres réminiscences improbables, en tant que vidéaste, je prends plaisir à scénariser mon quotidien (à le noircir aussi). Journaliste à Têtu, magazine gay et lesbien, je fais partie des membres fondateurs des FestiGays, collectif homosexuel qui a organisé en juin 2002 la première gay pride strasbourgeoise. J’ai réalisé deux courts-métrages, " Jérémie n'a pas tout dit " (2000) et " Bave-moi !" (2001), qui sont des fictions librement inspirées de ma propre vie. Depuis 1997, je travaille à une série de lectures-vidéos dont " L'Enfer de Dante " - expression de l'horreur, celle des corps décharnés des camps de la mort. Avec " Claude le Sarde " versions 1 et 2, " L'homme multiplié " et " Et, juste habillé d'un slip, je suis allé ouvrir la porte de la terrasse sans allumer " (2002), je me focalise cette fois-ci sur le corps masculin, vivant et mis en scène. Des hommes que j’ai touché et aimé, des hommes devenus par la force des choses des corps manipulés. Je m'attache à me décomposer pour mieux me (re)présenter.

Christian Nicolas
Christian Nicolas