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Ma démarche artistique récente soriente principalement autour du langage : ses nuances, sa complexité, ou alors son impossibilité à transmettre un message. En vidéo, cet intérêt sest traduit par une installation montrant des extraits de mon apprentissage du japonais. En filmant ma main exécutant la pratique des caractères, je laisse délibérément le spectateur (non-japonais) face à un " non-message ". Celui-ci est repris dans mes livres dartiste dans lesquels je colle des notes manuscrites, extraits de ma vie quotidienne.
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Eric Bond
Inspiré par la confusion et les gestes intemporels, jétudie ma propre démence. Séclaircir par la vérité que les enfants font naître dans leurs conversations sacrées. Je me retrouve, parmi toutes les peurs qui maccompagnent depuis lenfance
comme celle du " bonhomme sept heures ", le fonctionnaire aux bras irrités ! Ces peurs me gardent à distance dune vie banale. Mes bras sallongent
vers la possibilité du secret de ma fin. Je marche vers tout instant qui puisse maider à comprendre
et de là
ma propre intensité.
Je conserve des compilations innombrables de rêves éveillés et des matériaux dits morts. Comme des cheveux et du sang, ceci pour rendre impossible la division entre ma propre personne et celle de mon uvre. Il me faut trouver toutes les lignes " inexistables ". Jai comme point de repère la mort et je lui donne tout. Je ne pense pas pouvoir en savoir davantage, mais je crois au destin qui memporte cette fois à Strasbourg pour vous découvrir.
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| Nelly Massera
Lhomme sadapte ou soppose en permanence aux nouvelles formes dexistence qui apparaissent autour de lui tout en restant dépendant, pour ses besoins vitaux, des règles édictées par la Nature. En cela, mon travail sintéresse aux relations complexes qui naissent du passage ou des tensions entre cet état de progrès et celui lié à notre " primitivité " et par là tente de ré-interroger les questions de domination / respect et de conditionnement / choix.
Il prend forme par le biais dobjets ou dimages multiples, fixes ou en mouvements, qui confrontent alors différents éléments et niveaux de réalité et doù il mimporte que, de façon interne ou par leur mise en commun dans lespace, ils puissent créer de nouvelles relations et réacquièrent une essence les uns par rapport aux autres, ceci dans leurs " a-perfections ", leur étrangeté, leurs décalages ou leurs similitudes.
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Christian Nicolas
Histoires courtes et anecdotiques, souvenirs fantasmés et autres réminiscences improbables, en tant que vidéaste, je prends plaisir à scénariser mon quotidien (à le noircir aussi). Journaliste à Têtu, magazine gay et lesbien, je fais partie des membres fondateurs des FestiGays, collectif homosexuel qui a organisé en juin 2002 la première gay pride strasbourgeoise. Jai réalisé deux courts-métrages, " Jérémie n'a pas tout dit " (2000) et " Bave-moi !" (2001), qui sont des fictions librement inspirées de ma propre vie. Depuis 1997, je travaille à une série de lectures-vidéos dont " L'Enfer de Dante " - expression de l'horreur, celle des corps décharnés des camps de la mort. Avec " Claude le Sarde " versions 1 et 2, " L'homme multiplié " et " Et, juste habillé d'un slip, je suis allé ouvrir la porte de la terrasse sans allumer " (2002), je me focalise cette fois-ci sur le corps masculin, vivant et mis en scène. Des hommes que jai touché et aimé, des hommes devenus par la force des choses des corps manipulés. Je m'attache à me décomposer pour mieux me (re)présenter.
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