Antoine Cicero
" travaille sur une thématique aujourdhui souvent explorée, celle de lenveloppe, du masque, du vêtement. Mais il ne sagit pas pour lui de succomber à la mode. (
) Les structures quil conçoit sont à dessein indéterminées, rappelant les mollusques, les insectes, les invertébrés ; on laura noté, ce sont toujours des formes élémentaires, ancrées au plus profond de notre imaginaire, et cest bien sûr celui-ci que lart de Cicero joue. Lartiste se glisse dans ces formes pour les animer, au sens propre, cest-à-dire pour leur donner une âme - la sienne, et celle du public qui lentoure à ce moment-là. Car chaque interprétation dune de ces formes est une vraie performance où lartiste entre en résonance avec les autres êtres animés qui lentourent. Cette attention particulière de Cicero pour les formes humbles de lanimalité, son respect pour les créations les plus simples - en apparence - de la nature, sétend, on peut dailleurs le noter en passant tant la chose est rare, à son public. Chaque performance est une sorte doffrande et de sacrifice, une cérémonie donc. Et cest là, dans cette approche toute en douceur, si humble, de ce quil peut y avoir de sacré dans la Création, dans cette façon aussi de surprendre habitudes " civilisées " par des mouvements parfois dune grande violence - celle-là même de la nature - nous rappelant quil y aura toujours pour nous ici-bas de lincompréhensible, et du plus fort que nous
(
) " Véronique Wiesinger, Ancien Conservateur du Patrimoine au Musée dArt Moderne et Contemporain de Strasbourg.